L’écriture est très factuelle, à la limite froide. On ne rencontre que quelques remarques sur des explications possibles du « pourquoi » certaines invraisemblances ou approches « tendancieuses ».
Les auteurs ne sont pas suffisamment replacés dans leur contexte historique, sociétal, cognitif.
Force m’est de comparer cette écriture avec celle de F. Lenoir (voir Comment Jésus est devenu Dieu) ou R. Aslan (Le zelote). Face à des situations identiques ces deux auteurs tentent d’expliquer, voire de justifier les écarts avec la réalité connue à ce jour.
Messadié, devant une contradiction, se contente de la montrer et peu de fois il cherche à comprendre comment et pourquoi cette contradiction est apparue ou s’est lentement insinuée de copie en copie.
Je trouve qu’au lieu de se limiter à une liste d’incohérences, le travail d’interprétation aurait été plus attirant.
Peut-être aussi la foi qui anime Lenoir par exemple est moins importante chez Messadié qui reste un journaliste (sans investigations approfondies).