Après la lecture de la compagnie des menteurs et le grand plaisir de découvrir cet auteur, je me suis précipité sur le second : les âges sombres.
C’est vrai qu’ils sont sombres ! Mais quels délices que de se plonger dans ces décors et ces ambiances.
Attrait supplémentaire, un récit toujours à la première personne bien que chaque chapitre donne la parole à un des personnages au fur et à mesure où le récit avance.
L’histoire (car il ne s’agit pas d’un thriller ou d’un policier ou d’un conte, mais simplement de l’histoire de quelques femmes « libres ») est à déguster en laissant vagabonder l’imagination. Même les personnages les plus noirs sont attrayants.
Mais si on regarde bien, la description des dérives possibles de l’âme humaine soumise aux croyances, aux dogmes irréfléchis, bien que dans une époque fort lointaine, rappelle des situations bien contemporaine et d’une autre noirceur tout aussi désagréable.
Le béguinage ! Je connaissais le mot, sans savoir y associer véritablement quelque chose. Autre avantage de cette lecture, la découverte des béguines et de leur philosophie. Au fil de la lecture on se prend à espérer que l’esprit des béguines ne disparaisse pas.
Excellent roman. Je vais me précipiter sur le troisième de la série.